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Grève aérienne du 17 au 21 octobre : le préavis suspendu, ce qui change pour vos vols de la Toussaint

Non, votre vol de la Toussaint n’est plus directement menacé : le préavis de grève du personnel navigant prévu du 17 au 21 octobre 2026 a été suspendu le 9 octobre au soir par l’intersyndicale des pilotes et hôtesses/stewards, après des engagements du gouvernement sur la réforme du cumul emploi-retraite. Attention toutefois : suspendu ne veut pas dire enterré. Les syndicats maintiennent leur vigilance et préviennent que la mobilisation reprendra si le décret promis n’est pas publié. Voici le point complet, à jour au 11 octobre 2026.

  • Suspension actée le 9 octobre 2026 : le préavis du samedi 17 (00h01) au mercredi 21 octobre (23h59) ne s’applique plus, sauf revirement.
  • Aucune annulation de vol n’avait été annoncée, et aucune ne l’est à ce jour pour ce motif.
  • Le 17 octobre reste le premier jour des vacances de la Toussaint pour toutes les zones (reprise le lundi 2 novembre).
  • Si le mouvement reprenait, le règlement CE 261/2004 protégerait les passagers : remboursement ou réacheminement, et indemnité possible.

Un préavis suspendu à huit jours du départ #

Le vendredi 9 octobre au soir, l’intersyndicale des personnels navigants (SNPL, SNPNC-FO, UNAC, UNSA PNC et SNGAF) a annoncé la suspension de son préavis de grève nationale, qui couvrait les vols du samedi 17 octobre à 00h01 au mercredi 21 octobre à 23h59, heure de Paris. La décision suit une réunion de crise et des avancées obtenues auprès du gouvernement, confirmées le même jour par un conseil d’administration extraordinaire de la caisse de retraite des navigants (CRPN).

Le communiqué syndical résume l’état d’esprit : « le préavis est suspendu, la vigilance est maintenue ». Autrement dit, les navigants n’appellent plus à cesser le travail pendant les vacances de la Toussaint, mais se réservent le droit de relancer le mouvement si les engagements de l’État ne sont pas tenus.

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Ce que prévoyait le préavis du 17 au 21 octobre #

Déposé mi-septembre, ce préavis de cinq jours visait un moment stratégique : le 17 octobre est le premier samedi des vacances de la Toussaint, identiques cette année pour les zones A, B et C (du 17 octobre au 2 novembre 2026). Il concernait les pilotes et personnels de cabine des compagnies soumises au droit du travail français. Aucune liste officielle de compagnies n’a été publiée ; le site spécialisé AirHelp citait notamment Air France, Transavia France et Corsair, et évoquait environ 36 000 navigants concernés.

Le secteur sort déjà d’un automne agité en Europe, entre la grève à l’aéroport de Charleroi qui a supprimé des dizaines de vols début octobre et la grève chez French bee, compensée par des avions affrétés en Espagne.

Le motif : la réforme du cumul emploi-retraite #

Le conflit ne portait pas sur les salaires mais sur la réforme du cumul emploi-retraite, applicable au 1er janvier 2027. Les syndicats demandaient que les navigants et leur caisse complémentaire, la CRPN, en soient exclus, dénonçant un dispositif « particulièrement punitif » pour des métiers à carrière courte, soumis à des limites d’âge et à des visites médicales régulières. Leur crainte principale : un écrêtement des pensions complémentaires.

Les concessions obtenues forment un « triptyque » : une circulaire réécrite et adressée au directeur de la CNAV, une décision du conseil d’administration de la CRPN garantissant qu’aucun écrêtement ne s’appliquera avant la liquidation de la pension de base, et un décret encore attendu. C’est précisément ce décret qui conditionne la paix sociale : sans sa publication, l’intersyndicale annonce que la mobilisation reprendra.

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Le calendrier à retenir #

Date Ce qu’il faut savoir
Mi-septembre 2026 Dépôt du préavis national de grève des navigants pour les vols du 17 au 21 octobre.
9 octobre 2026 Suspension du préavis par l’intersyndicale après les engagements du gouvernement.
Mi-octobre 2026 Publication attendue du décret ; d’ici là, les syndicats restent « vigilants ».
17 octobre – 2 novembre Vacances de la Toussaint, toutes zones. Les vols sont assurés normalement, sauf revirement.
En cas de reprise du mouvement Les programmes de vols ne seraient ajustés que 2 à 3 jours avant, après les déclarations individuelles des grévistes (obligatoires 48 h à l’avance).

Vos droits si des vols étaient finalement annulés #

Si le mouvement reprenait et qu’un vol au départ de l’Union européenne était annulé, le règlement CE 261/2004 s’appliquerait. La compagnie devrait vous proposer le choix entre le remboursement intégral du billet et un réacheminement vers votre destination finale, dans des conditions comparables. S’y ajoute la prise en charge pendant l’attente : repas, rafraîchissements et, si nécessaire, hébergement.

Pour l’indemnité forfaitaire de 250 à 600 € selon la distance, la jurisprudence européenne est plutôt favorable aux passagers : dans son arrêt Airhelp contre SAS du 23 mars 2021 (affaire C-28/20), la Cour de justice de l’UE a jugé qu’une grève du propre personnel de la compagnie, même organisée légalement par un syndicat, n’est pas une « circonstance extraordinaire ». Elle avait statué dans le même sens en 2018 à propos d’une grève sauvage chez TUIfly.

En pratique, chaque dossier reste examiné au cas par cas, mais une grève interne ne dispense en principe pas la compagnie d’indemniser.

Et moi, concrètement, qu’est-ce que je fais ? #

Première chose : ne changez rien à vos projets. Au 11 octobre, aucun vol n’est annulé pour ce motif et le préavis est suspendu. Vérifiez simplement le statut de votre vol sur le site ou l’application de votre compagnie dans les jours précédant le départ, surtout si l’actualité évoluait autour de la publication du décret. Assurez-vous que votre e-mail et votre numéro de portable figurent bien dans la réservation.

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Si un vol devait être annulé, laissez la compagnie faire le premier pas : elle doit vous proposer un re-routage gratuit ou un remboursement. N’annulez jamais vous-même votre billet, vous perdriez vos droits. Conservez tous les justificatifs (cartes d’embarquement, notifications, reçus de repas ou d’hôtel) pour une éventuelle réclamation. Pour les trajets intérieurs, pensez au train, souvent plus fiable en période de tension sociale. Et si vos plans devaient changer en dernière minute, il existe des destinations pas chères accessibles sans avion ou en vol court.

Questions fréquentes #

La grève du 17 au 21 octobre 2026 est-elle annulée ?

Le préavis a été suspendu le 9 octobre 2026 par l’intersyndicale des navigants, après des engagements du gouvernement. Suspendu ne veut pas dire retiré : les syndicats préviennent que la mobilisation reprendra si le décret promis n’est pas publié. Au 11 octobre, aucun vol n’est annulé pour ce motif.

Dois-je quand même vérifier mon vol avant de partir à la Toussaint ?

Oui. Consultez le statut de votre vol sur le site ou l’application de votre compagnie dans les jours qui précèdent le départ, et vérifiez que votre numéro de portable et votre e-mail figurent bien dans la réservation afin d’être prévenu en cas de changement.

Serais-je indemnisé si une grève des navigants annulait mon vol ?

En cas d’annulation, le règlement européen CE 261/2004 impose à la compagnie de proposer le remboursement intégral ou un réacheminement, plus une prise en charge. Pour l’indemnité forfaitaire de 250 à 600 €, la Cour de justice de l’UE a jugé en 2021 qu’une grève interne du personnel n’est pas une « circonstance extraordinaire », ce qui ouvre en principe droit à indemnisation.

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À retenir #

Le préavis de grève des navigants du 17 au 21 octobre 2026, qui tombait pile au début des vacances de la Toussaint, a été suspendu le 9 octobre après des concessions du gouvernement sur le cumul emploi-retraite. Vos vols sont donc maintenus, sauf revirement lié au décret attendu à la mi-octobre. Gardez un œil sur le statut de votre vol avant le départ.

En cas d’annulation de dernière minute, appuyez-vous sur le règlement CE 261/2004 : remboursement ou réacheminement, prise en charge, et indemnité de 250 à 600 € envisageable puisqu’une grève interne n’est pas une circonstance extraordinaire.

Sources : communiqué de l’intersyndicale (SNPNC-FO), 9 octobre 2026 · TourMaG, 9 octobre 2026 · Air Journal, 19 septembre 2026 · CJUE, arrêt Airhelp/SAS (C-28/20)

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