Mise à jour du mardi 28 juillet 2026, 22 h 30 — point de situation préfectoral le plus récent
C’est désormais le point de situation le plus récent de la préfecture de la Gironde, postérieur au communiqué de 19 h 24 sur les retours à Eysines, Mérignac et Le Haillan. Si vous deviez partir en Gironde cette semaine, le point essentiel est celui-ci : le feu n’est pas fixé. La préfecture écrit « Le feu est stabilisé mais demeure actif », et « en soirée le feu reste toujours actif, mais contenu, sur le camp de Souge, sur le Grand Crohot, et à Lanton ». Le mot « fixé » n’apparaît pas dans ce communiqué à propos de l’incendie.
- L’évacuation de Lacanau n’est pas levée. Elle a été décidée le matin du mardi 28 juillet sur les campings, résidences de tourisme, villages vacances et parcs de loisirs, soit près de 4 000 personnes de plus. Le communiqué de 19 h 24, qui autorise des retours, ne concerne que Eysines, Mérignac et Le Haillan — trois communes résidentielles de la métropole bordelaise, pas des zones de séjour touristique. Conservez ce communiqué daté : c’est la pièce qui prouve à votre hébergeur ou à votre assureur que la fermeture relève d’un ordre de l’autorité publique.
- Le mercredi 29 s’annonce plus dur, pas plus calme. Conditions météorologiques défavorables : températures en hausse avec vigilance canicule orange à compter de 12 heures, taux d’humidité en baisse et vents autour de 40 km/h dans un sens ouest/est. Si vous étiez tenté de maintenir un départ ou d’aller récupérer des affaires, c’est la mauvaise journée : attendez le point de situation suivant.
- Circulation : la préfecture ne publie pas de liste d’axes rouverts dans ce point de 22 h 30 et renvoie vers sa carte des conditions de circulation. Nous ne pouvons donc pas confirmer à cette heure une réouverture de l’A63 : le communiqué de 22 h 30 n’en dit rien, ni dans un sens ni dans l’autre. Vérifiez la carte avant de prendre la route, et non l’inverse. Mise à jour du 30 juillet : la réouverture est désormais confirmée (deux sens, à partir de 14 h).
- Surface : 42 000 hectares, reconduits pour la troisième fois — « Mardi 28 juillet, la surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares ». Ce n’est pas un bilan définitif : la surface est reconduite d’un point à l’autre, pas arrêtée. À noter : un agrégateur tiers non officiel affiche 43 000 hectares ; aucune source primaire ne le confirme, nous gardons le 42 000 préfectoral comme référence et signalons l’écart plutôt que de trancher.
- Où en est le dispositif : 14 reprises de feu traitées dans la journée de mardi et 121 km de coupes tactiques réalisés sur les 127 km prévus (contre 103 km aux points précédents). Moyens encore mobilisés : 2 700 sapeurs-pompiers, 23 moyens aériens, 1 500 militaires, 1 440 forces de sécurité intérieure. Le bilan humain passe à 110 sapeurs-pompiers blessés (88 au point du 27 juillet à 22 h 30, 93 à celui du 28 à 13 h 00). Ce décompte ne recouvre pas la mort des caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter le 21 juillet 2026, sur un feu distinct près de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac.
- Inchangés : 240 habitations détruites et plus de 220 000 personnes évacuées. Le communiqué de 22 h 30 ne redonne pas le nombre de communes concernées : le « 23 communes » cité plus bas reste rattaché au point du dimanche 26 juillet.
Source : préfecture de la Gironde, « Incendie de Saumos : point de situation à 22h30, ce mardi 28 juillet », page portant la mention « Mis à jour le 28/07/2026 » — consulter le communiqué. Relevé le mercredi 29 juillet 2026 à 1 h 15. Les chiffres cités plus bas restent rattachés à leur point de situation d’origine (25, 26, 27 juillet et 28 juillet à 13 h 00) : ce sont des instantanés datés, conservés tels quels.
Mise à jour du mardi 28 juillet 2026, 19 h 24 — retours autorisés à Eysines, Mérignac et Le Haillan
La préfecture de la Gironde a diffusé, le 28 juillet 2026 en soirée, un communiqué distinct des points de situation : « Après évaluation des conditions de sécurité, Sophie Brocas, préfète de Gironde, a pris la décision d’autoriser les habitants précédemment évacués à regagner leur domicile sur les communes d’Eysines, Mérignac et du Haillan. »
- Ce retour est révocable. La préfecture écrit noir sur blanc : « En fonction de l’évolution de la situation, une nouvelle évacuation pourrait être ordonnée si les conditions de sécurité venaient à l’exiger. » Il est demandé aux habitants de « se préparer à une potentielle nouvelle évacuation ».
- Les consignes restent strictes sur place : suivre les consignes des autorités et des forces de l’ordre, « rester extrêmement vigilants et ne pas s’approcher des zones sécurisées ou interdites », et faciliter l’intervention des secours et des équipes techniques encore mobilisées.
- Attention, ce retour ne concerne pas les vacanciers. Eysines, Mérignac et Le Haillan sont des communes résidentielles de la métropole bordelaise. L’évacuation de Lacanau — campings, résidences de tourisme, villages vacances et parcs de loisirs, près de 4 000 personnes — n’est pas levée par ce communiqué, et la préfecture continue de décourager les séjours touristiques en Gironde.
- Ne partez pas récupérer vos affaires sur la foi de ce communiqué. Si votre hébergement se trouve sur une autre commune évacuée, l’interdiction d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées reste applicable. Passez par votre exploitant ou par la cellule d’information du public de la préfecture, ouverte 24 h/24 au 09 70 80 90 40.
- Ce que cela change dans le reste de cette page. Les passages ci-dessous indiquant qu’« aucun retour de population n’est autorisé tant que le feu n’est pas fixé » sont datés du point préfectoral du lundi 27 juillet et sont conservés comme instantanés : ils ne valent plus pour Eysines, Mérignac et Le Haillan, où le retour a été autorisé le 28 juillet sans que le feu ait été déclaré fixé.
Source : préfecture de la Gironde, communiqué « Incendie de Saumos : les habitants d’Eysines, Mérignac, Le Haillan autorisés à rentrer chez eux », mis en ligne le 28 juillet 2026 (document PDF associé horodaté au 28 juillet 2026 à 19 h 24) — consulter le communiqué. Relevé le 28 juillet 2026 à 22 h 50. Ce retour ne vaut que pour ces trois communes : les autres communes évacuées restent soumises aux mesures en vigueur, et le feu de Saumos n’était toujours pas annoncé comme fixé à cette heure.
Mise à jour du mardi 28 juillet 2026 (point de situation préfectoral de 13 h 00)
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L’évacuation de Lacanau est désormais confirmée dans le point de situation officiel de 13 h 00, avec son périmètre exact : elle « ne concerne que les campings, les résidences de tourisme, les villages vacances et les parcs de loisirs au vu de leurs caractéristiques fragiles (tentes, mobil-homes, structures en bois), soit près de 4 000 personnes ». C’est cette formulation qu’il faut citer à votre hébergeur ou à votre assureur : elle établit noir sur blanc qu’il s’agit d’un ordre de l’autorité publique visant votre type d’hébergement, et non d’une fermeture décidée par l’exploitant.
- Imprimez ou enregistrez le communiqué en PDF dès maintenant, avec sa date et son heure. Les pages de la préfecture sont mises à jour au fil des points de situation : la version que vous consultez ne sera pas forcément celle en ligne dans une semaine, au moment où votre dossier sera instruit.
- La durée d’indisponibilité n’est pas connue, et c’est elle qui détermine le montant d’un remboursement au prorata. La préfecture indique que « les retours sur les communes évacuées ne se feront qu’après autorisation de la préfecture », alors que plus de 220 000 personnes ont été évacuées dans 24 communes. N’acceptez pas un solde de tout compte tant que la date de réouverture de votre hébergement n’est pas établie.
- Où aller si vous êtes évacué : les personnes évacuées doivent emprunter les axes en direction de Carcans et Castelnau-Médoc. Les adresses des centres d’accueil sont publiées par la préfecture, et la cellule d’information du public est ouverte 24 h/24 au 09 70 80 90 40 (taper 1 pour la Gironde). Une cellule d’urgence médico-psychologique répond au 0800 719 912.
- Attention à un contresens qui circule. La prise en charge des frais de relogement annoncée par le ministre de l’Économie vise l’assurance habitation des personnes évacuées de leur résidence principale sur ordre des autorités — elle ne couvre pas un séjour de vacances. Pour un camping ou une location saisonnière, vos droits relèvent du contrat d’hébergement et, le cas échéant, de votre assurance annulation ou de la garantie de votre carte bancaire, comme détaillé plus bas. En revanche, la prolongation du délai de déclaration de sinistre jusqu’au 31 août 2026 a bénéficié, jusqu’à sa clôture du 31 août 2026 au soir, à « toutes les personnes devant faire jouer leur assurance ».
- Vous êtes parti sans votre animal ? La préfecture recense les besoins de prise en charge non satisfaits à l’adresse incendie33.animaux@gironde.gouv.fr, en lien avec les mairies et les associations. Signalez plutôt que de tenter un retour : l’accès reste interdit.
- État du sinistre au 28 juillet à 13 h : surface brûlée reconduite à 42 000 hectares (chiffre repris d’un point à l’autre, ce n’est pas un bilan final), feu décrit comme « stabilisé » malgré des reprises nocturnes mais jamais annoncé comme fixé, prévisions météo défavorables pour la journée. 93 sapeurs-pompiers blessés, 240 habitations détruites (provisoire). Moyens : 2 750 sapeurs-pompiers, 18 moyens aériens, 1 500 militaires, 1 440 forces de sécurité intérieure, 103 km de coupes tactiques. L’A63 reste par ailleurs coupée entre Bordeaux et le Pays basque, sans réouverture annoncée. Mise à jour du jeudi 30 juillet : l’A63 a rouvert dans les deux sens à partir de 14 h, a annoncé la préfecture de la Gironde (information relayée par Vinci Autoroutes).
Source : préfecture de la Gironde, « Incendie de Saumos : point de situation à 13h00, ce mardi 28 juillet », page consultée le mardi 28 juillet 2026 à 16 h 50. Les chiffres cités plus bas dans cette page restent rattachés à leur point de situation d’origine (25, 26 et 27 juillet) : ils n’ont pas été modifiés, car ce sont des instantanés datés.
Si votre camping en Gironde a été évacué sur ordre des autorités alors que votre séjour avait commencé, vous avez droit au remboursement au prorata des nuitées non consommées. Si votre départ est à venir et que l’hébergement est fermé, la force majeure (article 1218 du code civil) ouvre droit au remboursement intégral. En revanche, une évacuation préventive décidée par l’hébergeur seul, sans ordre officiel, ne déclenche pas l’assurance. Voici ce que dit le droit, et les preuves à réunir dès maintenant.
Point du mardi 28 juillet au matin (7 h) — 4 000 personnes évacuées des campings de Lacanau sur ORDRE de la préfecture
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C’est le cas de figure décrit plus bas dans cette page : la préfète de la Gironde Sophie Brocas a ordonné ce mardi 28 juillet l’évacuation préventive de tous les campings, résidences de tourisme, villages vacances et parcs de loisirs de Lacanau — Lacanau-Océan et les deux rives du lac —, soit environ 4 000 personnes, « en anticipation d’un phénomène météorologique ». Il s’agit bien d’un ordre de l’autorité publique, et non d’une décision prise par les hébergeurs eux-mêmes : c’est précisément la distinction qui commande vos droits, détaillée dans la section « ordre officiel ou décision de l’hébergeur ». Conservez le communiqué préfectoral : c’est votre pièce maîtresse.
Ce qui n’est pas concerné : la préfecture précise que « l’ensemble de la population sur ces communes n’est pas concerné ». Les résidences principales et les bâtiments en dur de Lacanau ne sont pas évacués : si vous louez un appartement ou une maison en dur, votre situation n’est pas celle d’une fermeture administrative.
État du feu au 28 juillet à 7 h : l’incendie de Saumos reste stabilisé mais toujours pas fixé, avec des reprises traitées dans la nuit au nord du Porge et vers le Cap Ferret. La Gironde passe en vigilance jaune canicule à partir de midi (33 à 35 °C, vent tournant à l’est l’après-midi). Transports : l’A63 est partiellement coupée et aucun TGV ne circule au sud de Bordeaux, sauf vers Agen et Toulouse.
Détail de la mesure, périmètre exact et consignes de départ : Lacanau : tous les campings évacués ce mardi 28 juillet. Source : communiqué de la préfecture de la Gironde du 28 juillet 2026.
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Rappel du point de la veille, lundi 27 juillet au matin — feu « globalement stable au cours de la nuit » mais toujours pas fixé ; le bassin d’Arcachon reste évacué, trains interrompus
Point du lundi 27 juillet au matin : selon la préfecture, le feu est resté « globalement stable au cours de la nuit », mais il n’est toujours pas fixé. Aucun retour de population n’est autorisé tant que le feu n’est pas fixé : les vacanciers évacués ne peuvent pas regagner leur hébergement. La préfecture encourage fortement les touristes à ne pas venir en Gironde tant que le feu n’est pas contenu — si votre séjour devait commencer ces prochains jours, c’est un élément de plus au dossier de force majeure. Les flammes se trouvaient à environ 15 km de Bordeaux (secteur Martignas-sur-Jalle) ; Bordeaux même ne fait l’objet d’aucun ordre d’évacuation. Emmanuel Macron préside ce lundi matin une cellule interministérielle de crise. Les chiffres clés de la section suivante sont ceux du point préfectoral du lundi 27 juillet à 22 h 30.
Mon train pour Dax ou Arcachon circule-t-il ? Non : le trafic ferroviaire reste interrompu au sud de Bordeaux, jusqu’à nouvel ordre, en raison de la progression du feu. La circulation est coupée vers Arcachon et jusqu’à Morcenx en direction de Dax et de Mont-de-Marsan, annonce la SNCF citée par franceinfo. Avant tout déplacement, vérifiez votre train sur l’info trafic officielle SNCF ou sur SNCF Connect ; en cas de train supprimé, vos droits au remboursement sont détaillés dans notre guide train retardé ou annulé.
Côté feu, au point de situation de la préfecture de la Gironde du dimanche 26 juillet à 22 heures, la surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares et près de 220 000 personnes ont été évacuées à titre préventif dans 23 communes, dont 55 000 supplémentaires dans la nuit, accueillies dans 12 centres d’accueil répartis sur 9 communes. Les évacuations préventives ordonnées le 26 juillet ont gagné Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas : on est désormais sur le bassin d’Arcachon, en pleine zone touristique et en plein cœur de la saison. Au point préfectoral du lundi 27 juillet au matin, le feu est resté « globalement stable au cours de la nuit », mais il n’est toujours pas fixé : aucun retour de population n’est autorisé tant que le feu n’est pas fixé. Avant tout conseil d’itinéraire, la consigne préfectorale prime : il est interdit d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées. Source : préfecture de la Gironde, point de situation à 22 h00 ce dimanche 26 juillet.
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En bref
- Séjour déjà commencé + évacuation ordonnée par les autorités : remboursement au prorata des nuitées non consommées et des prestations non réalisées.
- Départ pas encore effectué + hébergement fermé : cas de force majeure (article 1218 du code civil, code du tourisme) — remboursement intégral des sommes versées.
- Évacuation préventive décidée par l’hébergeur seul, sans ordre officiel : l’assurance ne se déclenche pas, le remboursement n’est pas automatique.
- Réunissez dès maintenant facture, confirmation de réservation, ordre ou arrêté d’évacuation et échanges écrits. Recours : médiateur du tourisme et du voyage (MTV) et DGCCRF.
Où en est l’incendie en Gironde #
Point de situation de la préfecture, dimanche 26 juillet à 22 h00. La surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares et près de 220 000 personnes ont été évacuées à titre préventif dans 23 communes, dont 55 000 supplémentaires dans la nuit, accueillies dans 12 centres d’accueil répartis sur 9 communes. Les évacuations préventives ordonnées le 26 juillet concernent Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas, soit l’entrée du bassin d’Arcachon. 240 habitations détruites ont été recensées, chiffre provisoire susceptible d’évoluer avec les évaluations de dommages. La préfecture décrivait alors une situation « très défavorable », après la formation d’un pyrocumulonimbus la veille au soir accompagné d’une forte activité électrique. Au point préfectoral du lundi 27 juillet au matin, le feu est resté « globalement stable au cours de la nuit », mais il n’est toujours pas fixé. Sont engagés 2 500 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires, 1 200 forces de sécurité intérieure, 18 moyens aériens et 105 engins forestiers mobilisés pour la réduction tactique du combustible. Sur le bilan humain : la préfecture indique qu’aucune victime n’est à déplorer parmi la population sur ce sinistre, mais 84 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de l’incendie (dont 9 de plus sur la dernière période), et deux sapeurs-pompiers sont morts le mardi 21 juillet 2026 vers 14 h 30 sur un feu distinct, près du parking longue durée de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac (les caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter, 34 ans, caserne de Saint-Médard-en-Jalles). Selon le parquet de Bordeaux, l’incendie résulterait d’un engin de débroussaillage de sous-traitants d’Enedis, sous autorisation préfectorale, le 22 juillet vers midi : l’enquête est en cours et aucune responsabilité n’est établie. Source : préfecture de la Gironde, point de situation à 22 h00 ce dimanche 26 juillet.
Dimanche 26 juillet, vers 4 h — reprise du feu et « situation critique ». Le feu a repris en virulence samedi soir : France 24 évoque une « situation critique » et une lutte qui « s’annonce encore longue et ardue dans la nuit de samedi à dimanche ». Selon France 24, la préfecture a ordonné 55 000 nouvelles évacuations samedi soir « face à la reprise de l’incendie », et le total des personnes évacuées à cause des feux dépasse désormais les 200 000 à l’échelle du pays (franceinfo avait d’abord évoqué environ 8 000 ordres d’évacuation : chiffres distincts, chacun à lire avec sa source). Selon les pompiers de la Gironde cités par l’AFP, le pyrocumulonimbus s’est réactivé : le feu « crée son propre vent, avec des tourbillons, devient erratique et ingérable » — en clair, le brasier fabrique son propre orage et ses propres rafales, et sa direction devient imprévisible.
Conséquence majeure pour les voyageurs : la préfète a pris vers 1 h 50 un arrêté de fermeture partielle de l’A63 (sens Sud-Nord fermé entre Liposthey et Cestas, sens Nord-Sud entre la rocade de Bordeaux et Marcheprime), secteur à éviter impérativement selon France 24. Si vous deviez transiter par l’A63 entre Bordeaux et les Landes ou l’Espagne, reportez votre trajet ou suivez les déviations officielles. La dernière étape du Tour de France de dimanche a été raccourcie de 133 à 89 km pour redéployer des forces de sécurité (France 24). En Gironde, aucune levée d’évacuation n’est annoncée et la consigne préfectorale reste l’interdiction d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées.
Le feu est parti le mercredi 22 juillet 2026 dans l’après-midi à Saumos, au nord du bassin d’Arcachon. Il s’agit d’un feu convectif : il crée ses propres vents et peut changer brutalement de direction, ce qui explique la rapidité avec laquelle les ordres d’évacuation se sont succédé.
Dans son point de situation du 23 juillet à 21h30, la préfecture de la Gironde faisait état d’environ 4 800 hectares parcourus et de près de 20 000 personnes évacuées sur Le Porge, Saumos, Le Temple et Lège-Cap-Ferret, avec plus de 800 pompiers, 260 engins et 6 moyens aériens (1 Dash, 2 Canadair, 2 Air Tractor, 1 hélicoptère). Le bilan provisoire faisait alors état de 6 maisons brûlées et d’un pompier blessé (fracture), sans blessé civil.
Le vendredi 24 juillet, l’évacuation totale de la presqu’île du Cap-Ferret a été ordonnée, par la route et par la mer. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez évoquait alors 110 000 personnes évacuées, pour une surface d’environ 19 000 hectares.
Les bilans successifs ont été révisés à la hausse tout au long de la semaine : nous ne conservons ici que le point de situation de la préfecture du dimanche 26 juillet à 22 heures pour le détail des bilans, le point le plus récent étant celui du mardi 28 juillet 2026 à 22 h 30 (voir l’encadré en tête d’article). Le département est placé en vigilance noire feux de forêt, soit le niveau 5 sur 5. « Le feu est moins virulent, mais on s’attend à un combat long et très difficile », déclarait le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez le samedi 25 juillet à 12 h 30 ; la situation s’est depuis fortement aggravée. Sur le bilan humain, la préfecture indique qu’aucune victime n’est à déplorer parmi la population sur le feu de Saumos, mais 84 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de l’incendie. Un incendie distinct a par ailleurs coûté la vie à deux sapeurs-pompiers le mardi 21 juillet 2026 vers 14 h 30, près du parking longue durée de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac : les caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter, 34 ans, de la caserne de Saint-Médard-en-Jalles, piégés avec leur camion-citerne dans une pinède très dense. Un hommage leur a été rendu le 23 juillet devant l’hôtel de ville de Saint-Médard-en-Jalles.
Point de situation du samedi 25 juillet au soir
En fin d’après-midi, le bilan matériel s’est nettement alourdi. À 17 h 22, la préfète de la Gironde Sophie Brocas a annoncé que 140 maisons ont été détruites dans le département. Le feu de Saumos n’était toujours pas fixé samedi soir. Ce bilan a depuis été porté à 240 habitations détruites, selon un bilan provisoire de la préfecture (point de situation de la préfecture, dimanche 26 juillet à 22 heures).
Depuis vendredi soir, l’incendie s’est transformé en pyrocumulonimbus, un « orage de feu » qui génère ses propres éclairs et projette des braises très loin devant le front de flammes, provoquant de nouveaux départs. La préfète a décrit une situation inédite, jamais observée en France, en soulignant que « la menace reste très sérieuse ». Poussé par des vents d’ouest, le feu progressait en direction de la métropole bordelaise.
Les moyens ont été portés à 1 400 sapeurs-pompiers. Le ministère des Armées a annoncé samedi en fin d’après-midi le déploiement exceptionnel de 1 500 militaires sur le terrain « dès ce soir », en plus des moyens déjà engagés, pour appuyer les forces de sécurité intérieure dans la protection des biens et des personnes. Parmi les moyens détaillés : 6 sous-groupements du génie équipés de bulldozers pour ouvrir des pistes forestières, 7 hélicoptères d’appui logistique, un drone Reaper de surveillance, ainsi que des solutions d’hébergement pour les évacués (lits de camp, restauration, distribution d’eau) et 23 bus de transport. « Les prochaines heures peuvent être difficiles », a prévenu le ministre des Armées Sébastien Lecornu. La France reçoit en renfort 13 moyens aériens envoyés par 8 pays européens, et l’avion militaire A400M a effectué son premier largage à Lacanau. Un hôpital mobile du SAMU a été installé au Parc des expositions de Bordeaux, où sont accueillis les évacués.
Côté météo, un vent d’Est devait se lever à partir de 16 heures, faisant redouter une situation proche de celle du vendredi 24 au soir : la préfète Sophie Brocas a rappelé que l’incendie avait « changé de nature » vendredi vers 17 heures.
Évacuations — point de situation de la préfecture, dimanche 26 juillet à 22 heures. Près de 220 000 personnes ont été évacuées à titre préventif dans 23 communes de Gironde, dont 55 000 supplémentaires dans la nuit, accueillies dans 12 centres d’accueil répartis sur 9 communes. Aucun retour de population n’est autorisé en Gironde tant que le feu n’est pas fixé (point préfectoral du lundi 27 juillet au matin) et la préfecture interdit d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées : n’envisagez pas de rejoindre votre camping, votre location ou votre hébergement sans une levée explicite de la consigne d’évacuation. Ces bilans restent provisoires, le feu étant toujours en cours : ne vous fiez pas à un chiffre isolé sans sa date.
Nuit du 25 au 26 juillet : l’escalade du samedi soir, nouvelles évacuations vers la métropole et le Bassin
La situation s’est de nouveau aggravée samedi soir. La préfecture a ordonné l’évacuation de nouvelles communes situées entre le massif en feu, la métropole bordelaise et le Bassin d’Arcachon : Marcheprime, plusieurs quartiers de Cestas (Croix-d’Hins, Pierroton, Toctoucau, les Argentiers), Biganos, Le Barp et Blagon. Les habitants de Mios et de Lacanau-de-Mios, alors seulement invités à se tenir prêts, ont depuis été évacués : Mios figure parmi les cinq communes évacuées à titre préventif le 26 juillet. Selon franceinfo, environ 8 000 nouvelles évacuations ont été ordonnées samedi soir ; un chiffre de 55 000 personnes concernées a ensuite été avancé par la préfecture, citée par franceinfo — deux chiffres distincts, chacun à rapporter à sa source.
Pour les personnes sans solution de repli, un centre d’accueil a été ouvert à Gujan-Mestras, sur le Bassin. À Bordeaux, le Hall 3 du Parc des expositions de Bordeaux-Lac peut accueillir jusqu’à 10 000 personnes (bordeaux-gazette). Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a prévenu que les prévisions météorologiques « redeviennent défavorables », avec un vent d’Est attendu. Au point préfectoral du lundi 27 juillet au matin, le feu est resté « globalement stable au cours de la nuit », mais il n’est toujours pas fixé ; aucun retour de population n’est autorisé.
Conséquence directe pour les voyageurs : les évacuations gagnent désormais l’entrée du Bassin d’Arcachon — Biganos et Mios se trouvent sur les axes routiers menant à Arcachon. Si vous aviez prévu de rejoindre le Bassin, différez votre départ. Aucun retour n’est autorisé en Gironde pour les vacanciers : n’essayez pas de regagner un camping, une location ou un hébergement évacué sans levée officielle de la consigne.
Lundi 27 juillet, point préfectoral de 22 h 30 : ce qui change pour les vacanciers
Dans son point de situation de 22 h 30, la préfecture de la Gironde indique que « le feu n’a pas gagné de terrain ces dernières 24 h malgré de nombreuses reprises traitées sur la majorité des secteurs » et que la surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares. Le feu n’est pour autant toujours pas fixé, dans une situation qualifiée de « très imprévisible », à la veille d’une journée annoncée avec « une hausse significative des températures, et une baisse de l’hygrométrie ». La formule employée alors ne laissait aucune marge d’interprétation pour qui espérait regagner son hébergement : la préfecture écrivait, au soir du 27 juillet, « il n’y aura pas de retour possible dans les communes évacuées avant que le feu ne soit fixé. Aucune exception n’est envisageable. » Cette position a été assouplie le lendemain pour trois communes : voir l’encadré daté du 28 juillet 2026 en tête d’article.
Deux nouveaux arrêtés préfectoraux ont été signés lundi après-midi et concernent directement les séjours en cours dans le département :
- interdiction des manifestations sportives et culturelles dans tout le département de la Gironde — concerts, festivals, compétitions et animations estivales sont donc suspendus, y compris hors de la zone en feu ;
- interdiction de la navigation et de toute activité nautique sur le plan d’eau de Cazaux-Sanguinet.
Si votre séjour reposait sur un événement annulé par arrêté, vous n’êtes pas dans le même cas de figure qu’un hébergement évacué : c’est l’organisateur de l’événement qui doit vous rembourser le billet, tandis que l’hébergement, lui, ne devient remboursable que s’il est effectivement fermé ou évacué sur ordre. Conservez l’arrêté ou l’annonce d’annulation comme pièce justificative.
Volet assurance annoncé le 27 juillet. Le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure a annoncé, mesures reprises par la préfecture, une prolongation exceptionnelle du délai de déclaration des sinistres jusqu’au 31 août 2026 — un délai désormais échu, aucune nouvelle prolongation n’ayant été annoncée avant sa clôture, ainsi que la prise en charge des frais de relogement au titre de l’assurance habitation pour toutes les personnes ayant dû évacuer leur résidence principale sur ordre des autorités, « que leur logement ait été endommagé ou non », jusqu’à trois semaines selon la durée d’interdiction d’accès. Attention au périmètre : cette mesure vise la résidence principale, pas l’hébergement de vacances. Si c’est votre camping ou votre location saisonnière qui a été évacué, ce sont les règles de remboursement détaillées plus bas dans cet article — prorata, force majeure, assurance annulation — qui s’appliquent, et non ce dispositif de relogement.
Les chiffres clés (point de situation de la préfecture, lundi 27 juillet à 22 h 30) #
| 42 000hectares de surface brûlée — estimation reconduite au point de situation de la préfecture du lundi 27 juillet à 22 h 30 | 23 communesconcernées par les évacuations préventives, soit près de 220 000 personnes (lundi 27 juillet à 22 h 30) | 2 750sapeurs-pompiers, 1 500 militaires, 1 440 forces de sécurité intérieure et 18 moyens aériens (lundi 27 juillet à 22 h 30) | 09 70 80 90 40info préfecture, désormais ouverte 24 h/24 |
Au point de situation de la préfecture du dimanche 26 juillet à 22 heures, 12 centres d’accueil répartis sur 9 communes hébergent les personnes évacuées. La consigne est sans ambiguïté : il est interdit d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées, y compris pour récupérer des affaires restées dans un camping ou une location. Pour toute information officielle, la préfecture a activé un numéro dédié : 09 70 80 90 40 (tapez 1 pour la Gironde), désormais ouvert 24 h/24 selon le point de situation du 27 juillet à 22 h 30. Une cellule d’urgence médico-psychologique est également joignable au 0800 719 912.
Séjour déjà commencé : remboursement au prorata #
Premier cas : vous êtes installé sur votre emplacement quand l’ordre d’évacuation tombe. Le camping ferme, votre séjour est interrompu en cours de route.
Dès lors que l’évacuation est ordonnée par les autorités (préfecture, mairie), le contrat ne peut plus être exécuté et le principe est un remboursement au prorata des prestations non réalisées : les nuitées que vous n’avez pas pu consommer, ainsi que les services inclus dont vous n’avez pas pu bénéficier. Le calcul se fait à partir du moment où l’évacuation a été ordonnée.
À titre d’illustration : sur une réservation de sept nuits dont trois ont été passées sur place, ce sont les quatre nuitées restantes et les prestations annexes non fournies (pension, activités incluses) qui entrent dans l’assiette du remboursement.
Départ à venir : force majeure et remboursement intégral #
Deuxième cas : vous n’êtes pas encore parti, mais votre hébergement est fermé. La fermeture administrative d’un camping à la suite d’un incendie relève de la force majeure au sens de l’article 1218 du code civil — un événement échappant au contrôle du débiteur, imprévisible lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées.
Dans cette configuration, le code du tourisme prévoit le remboursement intégral des sommes versées dès lors que le lieu d’hébergement est fermé : aucune prestation n’est fournie, donc rien n’est dû par le client. Un établissement peut proposer un report ou un avoir, mais il ne peut pas vous l’imposer à la place du remboursement.
La nuance qui change tout : ordre officiel ou décision de l’hébergeur #
C’est le point qui génère le plus de malentendus, et il pèse lourd juridiquement.
« En cas d’évacuation préventive décidée par l’hébergeur de son propre chef, sans y être contraint par les autorités, l’assurance ne se déclenche pas — et le remboursement n’est donc pas automatique.
Autrement dit : lorsqu’un arrêté, une fermeture administrative ou une interdiction d’accès existe, l’impossibilité d’exécuter le contrat est objective et le droit au remboursement est fondé (au prorata si le séjour a commencé, intégralement s’il n’a pas démarré). Lorsque le camping ou l’hôtel ferme seul, par précaution, il faut se reporter aux conditions du contrat, à un éventuel geste commercial, ou à vos propres garanties (assurance annulation, multirisque, garanties de la carte bancaire).
Le tableau des situations #
| Votre situation | Ce que vous pouvez demander | Fondement |
|---|---|---|
| Séjour commencé, camping évacué sur ordre des autorités | Remboursement au prorata des nuitées non consommées et des prestations non réalisées | Prestation non fournie à compter de l’ordre d’évacuation |
| Départ à venir, hébergement fermé | Remboursement intégral des sommes versées | Force majeure — article 1218 du code civil, code du tourisme |
| Évacuation préventive décidée par l’hébergeur seul | Pas de déclenchement automatique de l’assurance : contrat, geste commercial ou garanties personnelles | Absence d’ordre officiel |
Les preuves à réunir et les recours #
Sans documents, une demande de remboursement s’enlise. Rassemblez dès maintenant :
- La facture et les relevés bancaires attestant de vos paiements.
- La confirmation de réservation (mail, PDF, SMS) avec les dates et le montant du séjour.
- L’ordre ou l’arrêté d’évacuation, ou à défaut le communiqué officiel de la préfecture correspondant à votre zone et à votre date.
- Les échanges écrits avec le camping, la plateforme de réservation ou le voyagiste.
Si le dialogue se bloque, deux recours existent : le médiateur du tourisme et du voyage (MTV) pour les litiges avec les professionnels du secteur, et la DGCCRF pour les manquements plus larges au droit de la consommation. Pour les billets de train ou de bus, la règle n’est pas spécifique aux feux de forêt : ce sont les conditions générales du transporteur qui s’appliquent, à vérifier directement auprès de lui.
Vos questions #
Mon camping n’a pas brûlé mais j’ai été évacué sur ordre de la préfecture : suis-je remboursé ?
Oui. Dès lors que l’évacuation est ordonnée par les autorités et que la prestation ne peut plus être fournie, vous pouvez demander le remboursement au prorata des nuitées non consommées et des prestations non réalisées, même si l’établissement est intact. Les modalités pratiques de traitement peuvent varier d’un camping à l’autre.
Je veux annuler par précaution alors que mon camping reste ouvert : ai-je droit à un remboursement ?
Non, pas automatiquement. Si l’hébergement reste ouvert et que la prestation est maintenue, l’annulation relève de votre choix personnel. Seule une assurance annulation couvrant ce type de risque, une garantie de votre carte bancaire ou un geste commercial de l’établissement peut vous éviter une perte. Le remboursement intégral pour force majeure suppose que l’hébergement soit fermé.
Que dit exactement l’article 1218 du code civil sur la force majeure ?
Il définit la force majeure comme un événement échappant au contrôle du débiteur, qui ne pouvait être raisonnablement prévu lors de la conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées. La fermeture d’un hébergement décidée par l’autorité administrative en raison d’un incendie entre dans ce cadre : le contrat ne peut plus être exécuté, et les sommes versées doivent être restituées.
À retenir
Tout se joue sur un seul critère : qui a décidé l’évacuation. Un ordre des autorités ou une fermeture administrative ouvre le droit au remboursement — au prorata si vous étiez sur place, intégral si vous n’étiez pas encore parti. Une fermeture décidée par l’hébergeur seul renvoie au contrat et à vos garanties personnelles. Conservez chaque document, appelez le 09 70 80 90 40 (9h-17h) pour les informations officielles, et saisissez le MTV ou la DGCCRF en cas de blocage.
Sources #
- Préfecture de la Gironde — communiqués et points de situation, juillet 2026 (gironde.gouv.fr).
- ICI / France Bleu — indemnisation des vacanciers, camping, location et transports, juillet 2026.
- franceinfo — remboursements en cas de vacances annulées ou perturbées par les incendies, juillet 2026.
- Sud Radio — campings évacués en Gironde, juillet 2026.
- Orange / AFP — point de situation du 25 juillet 2026.
- Préfecture de la Gironde — « Incendie de Saumos, point de situation à 22h00 ce dimanche 26 juillet » (42 000 hectares de surface brûlée, près de 220 000 personnes évacuées à titre préventif dans 23 communes, 12 centres d’accueil sur 9 communes, 240 habitations détruites, 84 sapeurs-pompiers blessés depuis le début, 2 500 pompiers / 1 500 militaires / 1 200 forces de sécurité intérieure / 18 moyens aériens / 105 engins forestiers, situation « très défavorable », interdiction d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées).
- ICI Nouvelle-Aquitaine — direct du 25 juillet 2026 (moyens engagés, déclaration de Laurent Nuñez à 12 h 30).
- ICI Nouvelle-Aquitaine — direct du 25 juillet 2026, entrées du soir : 16 h 56 (13 moyens aériens de 8 pays européens), 17 h 10 (hôpital mobile du SAMU au Parc des expositions), 17 h 22 (140 maisons détruites, annonce de la préfète), 17 h 35 et 17 h 37 (pyrocumulonimbus, 1 400 sapeurs-pompiers), 18 h 10 (premier largage de l’A400M à Lacanau), 19 h 23 (Biscarrosse : 3 600 hectares, retour d’environ 3 000 habitants à partir de 20 h).
- CNews, 25 juillet 2026 — « Pour la première fois en France, nous avons fait face à un pyrocumulonimbus », déclaration de la préfète Sophie Brocas.
- actu.orange.fr / AFP, 25 juillet 2026 — « Nombre d’habitants évacués, cellule de crise, A400M déployé… » : annonce du ministère des Armées en fin d’après-midi (1 500 militaires déployés « dès ce soir », détail des moyens).
- France 24 — direct du 25 juillet 2026 : déclaration de Sébastien Lecornu (« les prochaines heures peuvent être difficiles »), vent d’Est attendu à partir de 16 h.
- feuxdeforet.fr, 25 juillet 2026 à 23 h 17 — nouvelles évacuations ordonnées samedi soir (Marcheprime, quartiers de Cestas, Biganos, Le Barp, Blagon ; Mios et Lacanau-de-Mios appelés à se tenir prêts).
- bulletinbordelais.eu, nuit du 25 au 26 juillet 2026 — extension des évacuations vers la métropole bordelaise et le Bassin d’Arcachon.
- bordeaux-gazette.com, nuit du 25 au 26 juillet 2026 — ouverture du Hall 3 du Parc des expositions de Bordeaux-Lac (jusqu’à 10 000 personnes), centre d’accueil de Gujan-Mestras.
- franceinfo, titres de la nuit du 25 au 26 juillet 2026 — environ 8 000 nouvelles évacuations ordonnées samedi soir ; puis 55 000 personnes concernées (préfecture citée par franceinfo) ; déclaration de Sébastien Lecornu sur des prévisions météorologiques qui « redeviennent défavorables ».
- France 24 — direct de la nuit du 25 au 26 juillet (MAJ 1 h 51) : « situation critique », 55 000 nouvelles évacuations ordonnées par la préfecture, total national des évacuations dépassant 200 000 personnes, pyrocumulonimbus réactivé (pompiers de la Gironde via AFP, capitaine Nicolas Braz), fermeture partielle de l’A63 par arrêté préfectoral, étape du Tour de France raccourcie, 3 000 retours autorisés à Biscarrosse.
- Préfecture de la Gironde — point de situation du dimanche 26 juillet 2026 à 22h00 : surface brûlée estimée à 42 000 hectares, près de 220 000 personnes évacuées à titre préventif dans 23 communes (dont Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas le 26 juillet), 55 000 évacuations supplémentaires dans la nuit, 12 centres d’accueil répartis sur 9 communes, 240 habitations détruites (bilan provisoire), 84 sapeurs-pompiers blessés depuis le début de l’incendie, situation « très défavorable », feu ni fixé ni maîtrisé.
Article actualisé lundi 27 juillet 2026 au matin : selon la préfecture, le feu est resté « globalement stable au cours de la nuit », mais il n’est toujours pas fixé, et aucun retour de population n’est autorisé tant qu’il ne l’est pas. Les chiffres restent ceux du point de situation de la préfecture de la Gironde du dimanche 26 juillet 2026 au soir (22 heures), bilans provisoires et susceptibles d’évoluer. À cette heure, la surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares, près de 220 000 personnes ont été évacuées à titre préventif dans 23 communes — dont cinq nouvelles communes le 26 juillet (Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios, Cestas), en plein bassin d’Arcachon — et 12 centres d’accueil sont ouverts sur 9 communes. Les bilans antérieurs du 25 juillet ont été retirés de cette page : ils ne décrivent plus la situation. Aucune reprise de la saison touristique ni aucune réouverture n’est annoncée ; la consigne préfectorale reste l’interdiction d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées. Trafic ferroviaire interrompu au sud de Bordeaux (SNCF via franceinfo) : vérifiez votre train avant tout déplacement.
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Plan de l'article
- Où en est l’incendie en Gironde
- Les chiffres clés (point de situation de la préfecture, lundi 27 juillet à 22 h 30)
- Séjour déjà commencé : remboursement au prorata
- Départ à venir : force majeure et remboursement intégral
- La nuance qui change tout : ordre officiel ou décision de l’hébergeur
- Le tableau des situations
- Les preuves à réunir et les recours
- Vos questions
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